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Alexandre Rios-Bordes

Alexandre Rios-Bordes
Docteur(e)

Alexandre Rios-Bordes travaille, sous la direction de François Weil, à une thèse de doctorat sur la création des services secrets américains, des années 1880 à la Seconde Guerre Mondiale. Cette étude s'inscrit dans la perspective de l'accroissement des capacités administratives de l'État fédéral durant cette période.

La soutenance de thèse aura lieu le samedi 29 novembre 2014, salle 7 et 8, à 14 h
EHESS, 105 boulevard Raspail, Paris 6e.

Le jury sera composé de :
• Alain Dewerpe, directeur d'études à l'EHESS
• Romain Huret, maître de conférence à l'Université Lumière - Lyon II
• Jean Kempf, professeur à à l'Université Lumière - Lyon II
• Annick Lempérière, professeur à l'Université Paris I - Panthéon Sorbonne
• Renaud Payre, professeur à l'IEP de Lyon
• François Weil, directeur d'études à l'EHESS

 

Résumé :

Cette thèse retrace un changement majeur dans l’État fédéral américain qui s’effectue au long d’un moment que l’on suppose immobile et inerte. C’est l’histoire de trois ruptures liées au point de n’en faire qu’une, celle d’une reconfiguration de la relation du gouvernement à son peuple, ou plutôt : de l’État fédéral à sa population. C’est l’histoire de la constitution d’un espace de l’appareil d’État soustrait à l’impératif de publicité, occupé par des organes s’affranchissant des contraintes pesant habituellement sur l’action publique, pour faire et envisager l’impensable et l’indicible.

A partir d’une vaste quantité d’archives parlementaires, judiciaires et militaires, cette recherche retrace la constitution d’un système contemporain de confidentialité, fondé sur la loi, décliné en règles, procédures et pratiques, et garanti par la perspective de sanctions. Elle relate comment, à l’abri de ce voile opaque qu’ils contribuent à mettre en place, les services de renseignement militaires – la Military Intelligence Division et l’Office of Naval Intelligence – se mettent à opérer structurellement dans la « zone grise » pour maintenir sous surveillance la population civile américaine. Elle explique enfin que cette accumulation de savoirs est conduite au nom – et en fonction – d’un raisonnement inédit sur les menaces que représente leur propre population.

On assiste ainsi à l’émergence silencieuse d’un État secret américain, c'est-à-dire d’un espace délimité par le secret d’État, incarné par des bureaucraties secrètes radicalement autonomes qui élaborent, formulent et opèrent une rationalité inavouable, ce qu’il est convenu d’appeler : une forme contemporaine de raison d’État.

 

La soutenance sera suivie d'un pot amical au Lucernaire, 53 Rue Notre-Dame des Champs, Paris 6e.

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