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Elsa Devienne

Elsa Devienne
Docteur(e)

Elsa Devienne prépare une thèse de doctorat sous la direction de François Weil sur le littoral de Los Angeles au XXe siècle. Son travail s’inscrit dans une perspective d’histoire urbaine, sociale et environnementale. Il s’agit d’étudier l’espace littoral, et en particulier les plages qui font la renommée de la région, à la fois en tant qu’espace public contesté et comme élément naturel en grande partie aménagé par l’homme.

Elsa Devienne soutiendra sa thèse de doctorat, préparée sous la direction de François Weil, et intitulée « Des plages dans la ville : une histoire sociale et environnementale du littoral de Los Angeles (1920-1972) » le 6 décembre 2014 à 9hà l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, 105 Bd Raspail, 75006 Paris (Métro Saint Placide ou Notre-Dame-des-Champs), salles 7/8, 2e étage.

Le jury est composé de :

• M. Andrew J. DIAMOND, professeur à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV)
• Mme Laurence GERVAIS, professeure à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense
• Mme Geneviève MASSARD-GUILBAUD, directrice d’études à l’EHESS
• M. Thomas J. SUGRUE, professeur à l’Université de Pennsylvanie
• M. François WEIL, directeur d’études à l’EHESS (directeur de la thèse)

Résumé de la thèse :

Cette thèse explore l’histoire du littoral de Los Angeles, et plus spécifiquement des plages qui font la renommée de la région, des années 1920 au début des années 1970. Il s’agit d’étudier les plages non pas seulement sous l’angle de l’histoire du tourisme et des loisirs, mais dans une perspective d’histoire urbaine. En effet, l’aménagement, l’accessibilité, la surveillance, la réglementation et la ségrégation raciale de ces vastes espaces publics font l’objet de multiples débats au cours du siècle. À la croisée de l’histoire environnementale et de l’histoire socio-culturelle, ce travail prend en compte les différents acteurs – ingénieurs, scientifiques, urbanistes, élus et propriétaires locaux – qui ont cherché à transformer et réguler le littoral suivant des visions concurrentes, voire contradictoires, ainsi que les hommes et les femmes qui ont fait valoir leur droit d’occuper et de s’approprier ce lieu. Trois conclusions principales se dégagent de cette étude. D’abord, les plages de Los Angeles sont aujourd’hui largement artificielles ; elles ont notamment été élargies de manière spectaculaire entre les années 1930 et 1960. Ensuite, elles sont le théâtre de multiples remises en cause des hiérarchies sociales et raciales qui prévalent en ville. Toutefois, dans l’après-guerre, un mouvement de modernisation des plages et des quartiers environnants engendre l’élimination partielle des publics et des pratiques jugés indésirables par les autorités. Enfin, les plages sont le lieu de naissance de plusieurs sous-cultures, qui contribuent à façonner un modèle balnéaire original et influencent les manières de montrer et mettre en valeur son corps, à la plage comme à la ville.

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